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Après 2 maxis sortis et remarqués (mais vendus
sur les lieux de concerts principalement), l'envoûtant quintette
lyonnais Meï Teï Shô sort enfin son premier album
Xam sa bop terriblement attendu.
Meï Teï Shô (phénomène constaté
au Japon qui se caractérise par une ivresse due à
une absorption excessive de riz, c'est ce que dit ou presque la
bio !), ce sont 3 syllabes : deux piquantes et une chaleureuse,
un peu à l'image de leur musique, une savante mixtion d'afrobeat-jungle-jazz-dub
pour une résultante mêlant douceur et violence.
Meï Teï Shô, c'est aussi une voix incomparable
et omniprésente, celle du charismatique frontman Jean Gomis
(ex Crazy Skankers) qui puise son énergie dans les racines
de l'Afrique avec Lagos, capitale culturelle du Nigeria et terre
mère de l'afrobeat de Fela, en point de mire. Mais cette
voix invite surtout au mélange ethnique (textes déclinés
en anglais, wolof, mandjak, créole
) à la recherche
de la transe, l'ivresse voire la démence
Si ce chant se révèle autant (Jean a d'ailleurs
participé aux albums de Zenzile et Ezekiel), c'est qu'au
sein de la parfaite rythmique basse-batterie se posent des riffs
étranges et subtils de guitare, une clarinette claire et
nette, un saxophone terriblement pur, parfois même oppressant.
Un album comprenant 10 titres de haute volée pour un
groupe hors norme dont les prestations scéniques laissent
sans voix. Immanquable !
En savoir
plus sur Meï Teï Shô.
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