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La France a toujours été appréciée
pour la qualité de sa musique électronique et sa
fameuse French Touch. Ripley a lui choisi de se différencier
en puisant son inspiration dans la culture anglo-saxone. Ce premier
album sort après une série de maxis et de nombreux
concerts dont des participations aux désormais incontournables
Transmusicales de Rennes. Formé de trois musiciens de culture
rock ou classique, leur musique pioche dans tous les styles du
funk au rap pour les actualiser et les structurer en morceaux
traditionnels avec couplet et refrain.
Cet album est un exemple d'éclectisme, pour preuve le
morceau Give a man a joint, véritable tube où se
côtoient funk, soul et hip hop. Le rap d'ailleurs occupe
une place primordiale dans la musique de Ripley, mais comme toutes
les influences utilisées, il est tantôt mis à
la sauce funk ou électro (Praise and pricks). L'utilisation
d'instruments classiques tels que des cuivres ou un quatuor de
cordes humanise et enrichit ce registre souvent trop binaire.
La reprise de Light my fire des Doors est totalement personnalisée.
Le morceau perd toute sa violence au profit d'une ambiance froide
et malsaine. C'est aussi l'occasion pour le groupe de rendre hommage
à la musique 70's dont il s'inspire très largement
(Stoned at home, Misses ghost).
Enfin, le très sombre Very common french clôt l'album
rappelant que le groupe est bien français mais que la musique
est un moyen d'expression universel.
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