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Comme le dit si bien la biographie de Cyril Lance, il représente
"le chainon manquant entre Johnny Winter et les Allman Brothers"
et ce premier album chez Dixiefrog (et sans doute distribué
en France) nous replonge dans un rock que l'on pouvait croire
révolu, celui où les guitaristes n'avaient pas peur
de torturer leurs cordes pour le bien de la musique.
Mais Cyril n'arrive pas tout seul, on trouve a ses côtés
Johnny Neel (ex clavier des Allman) qui est passé au chant,
sauf pour un titre où il retrouve son instrument de prédilection.
Mis à part trois reprises de Willy Dixon, Clifton Chenier
(que Cyril a connu) et de Reverend Gary Davis, toutes les compositions
sont du guitariste qui les a sans doute longuement rôdées
sur scènes avec ses musiciens.
En 10 titres, Cyril nous entraîne dans un grand tour du
rock américain à grands coups de guitares, de slides
en laissant une bonne place à l'orgue Hammond B3 de Matt
Jensen : I went down, Hot tamale baby.
Ce guitariste né à Hawaï puis élevé
à Boston a été fortement influencé
par toutes les musiques qu'il a entendues : le blues, la folk,
le jazz et bien sûr le rock. Un disque à découvrir.
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