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Avant que Jack Johnson ne commence sa carrière musicale,
il fut un champion de surf de renommée mondiale avec pour
sponsor la non moins célèbre marque Quicksilver.
Normal pour un garçon né à Hawaï que
de caresser la vague dès son plus jeune âge, mais
il est surtout très doué. A 17 ans il devint le
plus jeune surfeur à se qualifier pour la finale de la
compétition de surf mythique de Pipe.
Cependant, Johnson testa également ses autres capacités
créatrices, l'une étant le cinéma, l'autre
la musique. C'est pendant ses études cinématographiques,
en Californie, qu'il commenca à écrire des chansons.
Avec des copains, il produisit un documentaire sur le surf, intitulé
Thicker Than Water, qui fit de lui un producteur talentueux ainsi
qu'un chanteur compositeur émergeant. Pour ce film, il
reçut de nombreux prix, et malgré une carrière
sportive florissante, Johnson décida de s'accrocher à
la musique. Il devint chanteur, auteur, compositeur et ses chansons
folk empreintes de soul, de blues ou de bossa, firent un carton
aux quatre coins du monde au sein de la communauté du surf.
G. Love & Special Sauce remarqua rapidement son style si particulier.
En 1999, G. Love inclua Rodeo clowns sur son album Philadelphonic.
La démo 4 titres de Johnson attira également l'oreille
avertie de J. P. Plunier, manageur et producteur de Ben Harper.
Cela du certainement réjouir Johnson, lui dont Fight for
your mind fut une inspiration.
Plunier le produisit et Ben Harper ajouta le son de sa guitare
sur le premier album de Jack : Brushfire Fairytales (Enjoy Records)
sorti à l'hiver 2001. Sa musique explosa sur scène
en 2002, Jack reçu des critiques enthousiastes.
Son album On and on, apporte tour à tour une ambiance
acoustique enjouée et ensoleillée avec ses riffs
à la guitare façon reggae, le groove est moelleux.
La plupart des 16 titres sont semi-acoustiques, et cet esprit
cool se retrouve dans les paroles philosophiques de Jack.
Il a déjà beaucoup de succès outre-Manche
où il est considéré comme un artiste aux
idées profondes. Toutes les paroles qu'il écrit
ne sont pas forcément joyeuses, elles contiennent toutes
sortes d'émotions et de sujets graves, allant de fusillades
dans les écoles ( eh oui, aux States), la pollution, le
monde matérialiste dans lequel on vit, l'insatisfaction,
. Mais il nous adresse ses griefs avec tellement de finesse
et de flair que ceux-ci vous rendent heureux malgré tout
! On ressent cette note de "don't worry, be happy" dans
la plupart de ses titres.
Dans ces temps incertains, il est bon d'écouter de la
musique qui semble éternelle
Ses mots sont magnifiques
et un peu provocants, sa musique est douce et ennivrante.
A écouter où et quand vous le voulez, mais surtout
lors de soirées tranquilles quand vous avez envie de vous
relaxer.
Si vous avez la chance de vous rendre outre-Atlantique prochainement,
Jack Johnson est en tournée avec Ben Harper. A quand le
continent européen ?
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