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Bowie
a fondé son label et son propre site. Je trouve qu'Universal
est une grosse multi nationale de l'industrie du disque. En France,
Popstar c'est ce qui marche, ça ne me plait pas vraiment
mais il en faut pour tout le monde. Je pense que des artistes
comme Noir Désir qui cassent Messier, pourraient créer
leur propre label. Il y aura toujours des gens dans les majors
qui essaient de faire des choses bien. Ce qui me fait le plus
peur est la façon dont les directeurs artistiques passent
d'une maison à une autre. Je préfère un label
comme Tôt ou tard où on est, il y a un coté
presque famille. On connait les gens avec qui on travaille, ils
nous suivent depuis longtemps. On aime bien travailler sur la
longueur d'onde avec les gens qui nous suivent. Moi j'ai déjà
travaillé sur un pur produit, un disque de disco qui devait
cartonner tout l'été, ça a été
un petit tube... 15 000 disques vendus, je crois. Tout a beaucoup
changé, la façon d'envisager la musique. J'aime
bien les marchés parallèles, j'adore l'industrie
des cassettes en Afrique. C'est prolifique pour la créativité.
C'est la même chose dans le hip hop avec des disques qui
sortent en toute petite série.
On
n'arrive plus de nos jours à avoir les contacts pour
présenter un produit.
C'est vrai et pas vrai. nous ne connaissions personne quand
nous sommes arrivés à Paris pour travailler,
nous sommes allés dans les clubs avec nos instruments.
Je n'oublie pas la façon dont on a démarré,
avec des rencontres de musiciens dans le métro, les
opportunités viennent de plein de chances, mais il
y a manière à provoquer les choses. C'est vrai
que maintenant ça met plus de temps. On n'aura pas
de groupe comme les Stones, aussi jeunes maintenant. Je pense
que l'accès aux majors pour des jeunes groupes est
un faux problème. Le vrai problème est le manque
de salles où se produire, surtout à Paris, Londres,
New York. En province, il y a des groupes qui ont peur de
venir à Paris à cause de ça. A Londres,
il y a plus d'endroits qu'a Paris mais on y gagne beaucoup
moins sa vie. A New York, les musiciens jouent tout le temps.
Ils bossent non stop. Ils jouent beaucoup mais les conditions
de travail sont très dures, le public est super plus
chaleureux qu'à Paris, il est plus spontané
et ne se pose pas de questions. |
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Moi
ça fait 5 années que je fais le Midem et crois-moi, les productions
françaises se la jouent et ne se prennent pas pour de la merde
!
Le Midem est plutôt un endroit où il faut avoir des
rendez-vous à l'avance. Sauf chance incroyable, tu n'y
rencontres pas grand monde. La meilleure chose est d'envoyer des
cassettes aux salles de concert, de rencontrer des musiciens,
il n'y a que le rapport de musiciens à musiciens qui peut
aider grâce à la solidarité. Paris peut être
une ville vraiment hostile au niveau du live, on a joué
dans la rue pour gagner de l'argent, il faut aller où personne
ne va, l faut être curieux. Par exemple, j'ai rencontré
un musicien dans le métro, avec son disque sous le bras,
personne ne le connaissait mais il a beaucoup compté pour
nous, c'est Mama Ohadja.
Est-ce
que la musique vous permet de vivre convenablement pour un
couple qui démarre comme vous, ou aimez-vous le style de vie
des saltimbanques ?
Ce groupe existe depuis trois ans, mais pour moi ça
n'est pas un démarrage. Ca fait vingt ans qu'on vit
de la musique.
Vincent : j'ai reçu mon premier cachet à 15
ans à l'opèra.
On est toujours des saltimbanques mais on a une vie facile.
On ne peut pas se plaindre par rapport à d'autres musiciens
et à d'autres métiers. Notre fatigue est saine,
il y a toute la vie à coté, élever des
enfants... Mais la musique c'est facile... |
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Cyril
tu es très grand, quand tu es derrière ta batterie, on dirait
une playskool, Combien mesures tu ?
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