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Disons plutôt que c'est pour le confort. C'est aussi sophistiqué, il y a autant de matos que dans un studio mais par commodité et aussi par paresse car je n'aime pas m'éloigner de mon pays. Je le fais à la maison, mais je pourrais très bien enregistrer mes chansons n'importe où !

Si on se penche sur tes deux derniers albums studio, on ne relève pas de chansons phares comme tu as pu en sortir lors de ta carrière, pourtant ces deux albums marchent tout autant que les précédents ?
Au fil du temps j'ai habitué les gens à écouter mes albums au complet ! A savoir que même lorsqu'il y avait des chansons phares il y avait aussi des petites chansons à découvrir derrière tout aussi bonnes. Quand j'écris des chansons je m'applique autant pour la première que pour la dixième. Le concept album est quelque chose que je n'ai plus besoin d'expliquer. C'est un tout. C'est comme un tableau : cela ne se divise pas, tu ne peux pas découper une œuvre en dizaines de petits carrés. C'est ma philosophie, je n'ai jamais fait un album en considérant que je m'appliquerais beaucoup sur trois ou quatre titres et le reste serait du déchet.

Avec toujours ce souci d'offrir un bel objet à l'acheteur ?
L'emballage a toujours beaucoup compté pour moi. Je viens d'une époque où tu avais de grands vinyles avec des photos presque grandeur nature où tu pouvais rêver sur le visage de la personne. Il me reste cette idée de devoir écouter en feuilletant, en regardant qui joue. Tous ces détails qui m'aident à comprendre comment a été fait le disque.

Par deux fois tu as sorti un triple album live, pourquoi ce besoin de quantité quand il s'agit de t'apprécier sur scène ?
Comme je fais peu d'albums, je fais des spectacles conséquents. Je passe tout mon passé, si jamais c'est possible, en revue.

Quand tu dois faire un choix de chansons pour un concert est-ce difficile ?
J'entends toujours des gens me demander des trucs qui ne sont pas dans le set et j'ai peur de les chanter comme ça de but en blanc pour me retrouver à me planter au milieu donc une fois que j'en ai une trentaine en mémoire en général je ne sors pas trop de là. Mémoriser autant de textes et de musiques ça revient presque à faire une pièce de théâtre.

Pourrais-tu nous dire s'il y aura une suite au " Rock n'Roll show " que tu avais monté en compagnie de Dick Rivers ?
Non je ne crois pas et c'est dommage. Dick est toujours mon pote, on a d'ailleurs chanté ensemble lors de mes concerts à Paris mais c'était beaucoup trop de travail. C'était moi qui avait monté le projet tout seul avec de très bons musiciens mais Dick Rivers n'est pas quelqu'un qui prépare… Lui il chante mais derrière il faut tout faire un peu pour lui. C'est beaucoup de corvées dans le répertoire, le choix des titres…

Lorsque tu parles de ton avenir, et cela dès Sarbacane, tu laisses souvent entendre que l'album que tu présentes pourrait être le dernier, pourquoi ce pessimisme ?
C'est du réalisme ! C'est tellement difficile de faire douze chansons. Par exemple là, je n'en ai vraiment aucune d'avance, si jamais il fallait rentrer en studio dans les semaines qui arrivent je ne sais pas ce que je pourrais raconter. Je n'ai même plus une musique en stock. En ce moment je me dis que je n'y arriverais plus, mais probablement que l'année prochaine quand tout ce sera calmé, quand j'aurais lu de nouveau et rencontré des gens j'aurais sûrement d'autres idées mais pour l'instant je suis à sec. C'est une vérité du moment.

La littérature participe à ton inspiration ?

Suite

 


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