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La chanson
française n'est pas malade, c'est l'industrie du disque
qui l'est. L'industrie est sinon moribonde, tout du moins a pris
un sérieux coup dans l'aile qui a fait n'importe quoi du
coup. Maintenant je ne pense pas que cela menace la création
mais plutôt la diffusion. Ce qui est malade c'est l'autonomie
et la liberté des artistes derrière tout ça.
Mais bon qui veut faire quelque chose le fait. Bien sûr
que c'est mieux quand on a les moyens mais quand on n'en a pas,
quand on veut vraiment faire quelque chose on le fait quand même.
Tu
diffuses sur Internet tes coups de curs artistiques, tes
coups de gueules aussi, pourquoi faire partager cela avec "
l'inconnu du WEB " ?
C'est pour orienter les gens qui m'aiment bien sur des choses
que moi-même je trouve pas mal. C'est partager des choses
via un vecteur qui est aujourd'hui, presque plus pris en considération
que la presse écrite. Quand je dis deux, trois trucs sur
Internet j'ai des réactions alors que je pourrais donner
une interview de 18 pages pour un canard sans avoir le moindre
écho. Tout le monde s'en contrefout. J'adore pourtant la
presse écrite mais le net est quand même le meilleur
moyen de diffuser des idées, des goûts. Donc je l'utilise.
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Avec
l'intéractivité qui en découle ?
Oui mais je m'en méfie parce que ce n'est pas forcément
au bénéfice de la qualité de ce qui
s'y dit. Sur Internet, et c'est ses limites, cela reste
un truc entre l'écrit et l'oral. Il y a un côté
imprécis, sur le modèle épistolaire.
Cela ne remplace pas le rapport sacré qu'il y a,
ou plutôt qu'il devrait y avoir à l'écrit
! Je fais ça comme des petites bouteilles lancées
à la mer car il n'y a pas d'obligation littéraire
quand j'écris sur Internet.
Bizarrement,
tu sors tes albums, quasiment toujours en même temps
que l'autre grand de la chanson française : Miossec.
Qu'aimerais tu avoir de lui ?
Son côté direct.
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Et
ce que tu n'aimerais pas avoir de sa personne ?
Sa réputation.
La
chronique de Tout sera comme avant.
Le
site de Dominique A.
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