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Nick:
Pour nous c'était une bonne idée ! Y aller entre
l'enregistrement en Ecosse et le mixage à New York.
Nous nous sommes dits que nous pourrions aller à Moscou
pour les tester en live, pour voir si elles fonctionnent réellement.
Il
y a des versions de " Evil and a Heathen " captées
lors de concerts disponibles un peu partout sur Internet et
qui sont particulièrement intéressantes. Pensez-vous
qu'elle ait bien fonctionné ?
Nick:
C'est vraiment un titre fort ! Si tu te sens bien, on joue
tous bien ensemble ! Elle a une grande force !
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Alex: C'est
une chanson assez brute ! Et même si elle a l'air simple,
il s'en détache un air imprévisible. Nous la laissons
assez ouverte et toi (Paul) tu continues avec la batterie. La même
chose s'est passée avec des titres du premier album. Lorsqu'on
les jouait en live, ils évoluaient et changeaient. Des différences
apparaissaient ici et là, ce qui leur donnaient aussi cet
air imprévisible. Je pense que lorsque nous avons travaillé
sur cet album, nous voulions laisser cette même impression.
Une chanson n'est jamais réellement achevée, elle
change et évolue. Il y a quelque chose d'excitant à
regarder un groupe jouer en live une chanson. On ne sait pas ce
qui va se passer.
Durant
les deux dernières années, vous avez joué avec
un certain nombre de formations. Vous en avez rencontré beaucoup
d'autres à travers le monde. Est-ce qu'il y en a avec lesquelles
vous vous sentez des affinités par rapport à la musique
qu'elles font ou leurs attitudes ?
Alex:
C'était génial de fréquenter tous ces groupes
et surtout d'aller en tournée avec un certain nombre d'entre
eux ! A nos débuts nous étions la première
partie de groupe comme Interpol. Ce qui était très
amusant ! Cela nous a inspiré de voir un groupe, qui malgré
tout le succès, gardait la tête sur les épaules
et ne se comportait pas de façon égocentrique. Et
puis il y avait des groupes qui ont joué en tournée
avec nous comme les Futureheads et The Kills, Sons and Daughters
! 
Etait-ce
important dès le début pour votre formation d'être
en contact avec les fans ?
Alex:
Il y a toujours des éléments qui doivent rester privés.
Aucun de nous n'est tenté de dévoiler sa vie privée
parce qu'il est célèbre. Mais en même temps
on ne peut pas non plus rester trop vague, trop distant. Le fait
de jouer de la musique amène justement à pouvoir avoir
une relation avec les gens.
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Vous
donnez beaucoup aux fans. Vous les laissez télécharger
de nouvelles chansons et des versions en live. Est-ce important
?
Bob:
En fait, si quelqu'un est fan d'un groupe et qu'il veut tous
ces titres en live et tous les pirates, il les trouvera d'une
manière ou d'une autre. Si tu les veux, tu peux les avoir
!
Alex: Et puis nous ne voulons pas être considérés
comme des empêcheurs de tourner en rond. Nous ne voulons
pas être trop possessifs et dire : " C'est à
nous ! Vous ne pouvez pas les avoir ! " En jouant les titres
en concert on les donne déjà au public alors essayer
de contrôler d'autres gens qui veulent les écouter,
c'est bête ! En plus il y a tellement d'endroits où
nous aurions aimé jouer ! Alors si quelqu'un en Argentine
n'a pas pu voir nos concerts, il peut télécharger
des titres via un ami à Londres. C'est tant mieux ! |
Y'a-t-il
assez de titres dance et pop pour satisfaire les fans sur cet album
?
Alex: Nous avons toujours voulu avoir la franchise de la
musique pop et nous l'avons à nouveau avec cet album. Toutes
les chansons ne sont pas dance. Il y en a certaines qui n'ont ni
batterie, ni basse. Mais d'autres ont de la basse ou des percussions
comme instrument de base. Ce qui est quelque chose que nous n'avions
pas avec le premier album. Nous avons donc élargi notre approche
et nous sommes plus extrêmes dans ce que nous faisons. Je
pense que cela vient du fait d'être un groupe depuis un certain
temps et d'être plus à l'aise avec notre propre identité,
avec qui nous sommes et comment nous travaillons. Cela nous donne
plus de confiance pour expérimenter et aller plus loin avec
nos titres que ce que nous faisions jusqu'ici. 
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