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Jeux

 



Miles Davis à Turin et Steve Lacy en Sardaigne. Je connaissais l'organisateur et des coulisses je voyais le batteur jouer à pieds nus. J'étais jeune et ne comprenais rien mais cela me fascinait. (rires)

Votre plus beau concert personnel ?
Difficile à dire. Je pense que ce sont ces quelques secondes ou minutes dans un concert où je parviens à m'émouvoir par mon jeu. Cela va très vite mais c'est une merveilleuse sensation.

Votre disque préféré ?
Je dirai le dernier mais probablement Mämût un de mes premiers . De la musique que j'ai écrite pour un mime. J'ai toujours aimé ce disque. Mais j'ai beaucoup enregistré et avec des musiciens tellement différents et talentueux.

Question traditionnelle. La musique sur l'île déserte ?
Réponse traditionnelle Miles Davis, Coltrane mais aussi João Gilberto .... Et en dehors de cela, ma femme car la musique ne suffit pas toujours....

Avec qui souhaiteriez-vous jouer dans le milieu du jazz ?
Personne de précis. Tout viendra toujours des rencontres dans l'avenir.

Et en dehors du jazz ?
Caetano Veloso, mais pas forcément des gens comme Sting ou de la variété internationale.

Composez-vous facilement ?
Oui mais je m'y prend souvent dans l'urgence. C'est à ce moment là que je suis le plus en forme.

Vous arrive t-il d'avoir des complexes par rapport aux grands du passé ?
Complexes non. Il faut reconnaître que les grands comme les Chet Baker sont ceux qui nous ont donné les clefs de la musique et les voies à suivre.

Mais il faut aussi surtout s'en détacher pour en faire ce qu'on désire et ce au travers de sa personnalité. Et cela, grands ou pas avant vous, ne change rien! C'est votre vie qui est en jeu.

En avez-vous assez qu'on vous parle à chaque interview de Chet Baker, ou de Miles Davis ?
Oui merci de ne pas le faire.

Votre rencontre avec le pianiste belge Jef Neve ?
Je ne le connais pas encore personnellement. C'est grâce aux CDs qu'il m'a envoyés que le concert s'est décidé et que nous jouerons bientôt ensemble.

Une carrière aux USA ?
Non certainement pas même si j'y joue régulièrement. Aujourd'hui c'est un monde musical pour le jazz comme les autres. Même si la parité est loin d'être réciproque. Nos disques y sont difficilement vendus contrairement aux productions américaines souvent très bien distribuées chez nous . De plus, les musiciens américains viennent faire leur marché en été dans les festivals européens avec l'énorme avantage de ne pas être taxés en-dessous d'une certaine somme. Tandis que le contraire n'est pas vrai pour nous aux States et que les tracasseries douanières sont lourdes quand nous arrivons. Donc pourquoi aller là-bas si c'est mieux ici.

Etes-vous quelqu'un de facile ?

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