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Je ne peux
même pas imaginer dire que ma version serait supérieure
à la sienne. L'original est 100 fois supérieur.
Le seul truc que je me reconnais c'est que mon interprétation
fasse danser. Voilà le but d'un bon DJ.
Quand
on dit de toi que tu es un entrepreneur de la nuit parisienne,
tu ressens ça comment ?
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C'est
vrai. J'ai créé beaucoup de lieux qui sont
devenus mythiques dans la nuit parisienne, je ne le renie
pas. Il y a toujours eu un côté créatif
à ces nouvelles expériences. C'est du spectacle,
de la mise en scène. Maintenant je laisse ma femme
s'occuper de ce côté business tout en gardant
un il sur l'orientation musicale de certains endroits.
Quand
on regarde toutes les dates prévues te concernant,
on pourrait se demander si DJ c'est pas similaire à
un pilote de formule 1, c'est à dire une longue période
de voyage tout autour du monde suivie d'un temps très
court de performance ?
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Ce qui est
éprouvant c'est le voyage en lui-même, la prestation
en elle-même c'est intense en adrénaline mais c'est
exceptionnellement jouissif. Quand tu fais 4, 5 dates d'affilées
avec un jet-lag dans la tronche à chaque fois c'est parfois
difficile mais le bonheur d'être aux platines est incommensurable.
Avec
un public à conquérir qui vient d'univers et de
lieux géographiques différents ?
La semaine dernière je suis passé d'un club de Bordeaux
hyper branché au Festival de Cannes où les gens
venaient plus pour le fun de la soirée que pour la musique
en elle-même donc oui je dois m'adapter au public en face
de moi. Je suis là pour mettre le feu sur la piste quelle
que soit l'essence utilisée.
Pourquoi
généralement ce sont les filles qui entraînent
les garçons sur la piste quand tu fais un set ?
Je joue beaucoup pour les filles. Je ne me sens pas macho mais
je joue vraiment pour les femmes en particulier, comme Bob Sinclar.
Ce qui fait notre particularité c'est qu'il y a beaucoup
de filles qui viennent dans nos soirées. C'est très
agréable et plus sympa (rire).
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