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Ma poésie n’est pas surréaliste. Le surréalisme est un courant artistique qui a ses fondements et ses lois. Mais il est difficile en tant qu’auteur français de ne pas être imprégné par ce qu’il y a eu de plus révolutionnaire au niveau du langage pendant notre siècle. Le surréalisme, c’est mon parcours initiatique.

Avez-vous des auteurs de prédilection ?
J’aime beaucoup les écrivains créoles, notamment René Depestre, un écrivain haïtien. J’aime beaucoup Henri Michaux, sa destiné de voyageur m’a conforté dès mon adolescence. J’aime la plume de Blaise Cendrars, Pierre Reverdy …. Je suis très touché aussi par le poète touareg Hawad.

Dans bons nombres de vos textes, on retrouve le mot homme ou humain. Vous semblez le placer au centre de vos préoccupations ?

Oui, j’ai vu arrivé une époque très cynique que certains appellent la mondialisation, tous les aspects de notre civilisation occidentale. J’ai voyagé, j’ai vu la pauvreté j’ai vécu dans un pays, la France que j’ai rejetée, dont j’ai abhorré les comportements politiques, jusqu’à maintenant encore. En face de tout ça, j’ai mis l’humain, pour trouver ce qui pouvait me plaire dans la vie et faire que je puisse encore exister. C’est à partir de là que j’ai approfondi ma connaissance des hommes, d’où qu’ils soient sur notre planète. Ceux qui ont encore une âme, une liberté, ceux qui n’ont pas le cerveau rongé d’inepties et de malentendus de l’histoire.

Dans le morceau "L’arène des audacieux", vous citez le pianiste de jazz Thelonious Monk. Est-ce une musique que vous écoutez et qui vous inspire ?
Oui, je pense que le jazz est la musique la plus créative qu’il y ait eu dans le siècle. On parle maintenant beaucoup de world music, le jazz l’a expérimentée il y a bien des années avec Archie Shepp, Don Cherry, Alice Coltrane, Roland Kirk, Dizzy Gillespie, Miles Davis. Tous ceux-là ont touché le cœur de la musique. C’est un absolu mélodique, un absolu d’engagement politique et social. Il y a tout à l’intérieur. Je ne joue pas de jazz, je suis complètement autodidacte, je ne sais pas analyser la musique, mais par contre l’esprit du jazz m’inspire beaucoup.

Lo’Jo possède un site internet www.lojo.org, est-ce important pour vous ?
Bien sûr, le site donne une image assez claire de notre histoire, de notre activité et nous mettons à jour nos perspectives pour que les gens puissent se tenir au courant. On aimerait l’approfondir, mais nous avons déjà beaucoup d’activités.

 

Derniers CD parus :
- Mojo radio (1998)
- Bohème de Cristal (2000)
- L’une des Siens (2002)

Et n’hésitez pas à consulter la page concert, Lo’Jo est souvent sur la route.

 

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