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Olivier : Personnellement, je n'ai rien vu. C'est comme si ça s'était passé en un quart d'heure. J'étais dans un autre état. Je m'en suis rendu compte quand j'ai vu la vidéo du concert, et le public dès le premier morceau j'ai dit : " Ah ouais, OK !! ".
Ce sont les gens après le concert qui sont venus nous complimenter, mais nous on avait une pression de dingue ! Avant de monter sur scène c'était l'horreur ! Tout le monde était blanc ! J'essayais de leur dire " Allez ! On va pas se prendre la tête ". Au moment où j'ai dis ça, je suis aussi devenu tout blanc. Le manager est venu et nous a dit : " Les gars, les gars, à donf, à donf !! ". Puis on est monté sur scène et on a tout lâché !
Incroyable ! Ca valait le coup, franchement ! Tu trouves ces sensations nulle part ailleurs ! Clair et net !
Mouss : A moins d'être un tueur en snowboard, d'arriver sur le haut d'une grosse montagne en hélico… ! Mais on est nul en snowboard, à part peut-être Olivier, on est nul aussi en surf. C'est de l'adrénaline, tout repose un peu sur toi, et en même temps tu es dans un groupe, donc il y a une unité. C'est tout un travail, tout un ensemble de choses. Ce sont des moments forts !! Tu ne veux pas décevoir le public, tu veux savoir ce qu'ils aiment et aiment pas mais tout en restant toi-même. On ne fait pas non plus un truc théâtral, comme Marilyn Manson ! C'est pas notre truc de présenter la même chose tout le temps. On a pas d'artifice sur scène. On a nos gueules, nos sons et notre cœur !

Vous repartez bientôt pour une tournée marathon à travers la France, pensez-vous que c'est le fait d'avoir ouvert pour Korn qui vous a révélé au " grand " public ?
Mouss : Ca nous a affirmé auprès des sceptiques qui n'allaient voir que les groupes américains et qui n'allaient pas voir forcément les groupes français mais dans le public de Korn il y avait plein de fans de Mass Hysteria, mais l'arrière public était vraiment venu là pour Korn et attendait, ils avaient entendu parler de nous mais bon…ils n'avaient pas fait l'effort de venir nous voir en concert. Bref, on était vraiment attendus ! Je peux te dire, Bercy c'est énorme ! Mais je ne pense pas que Korn nous est ouvert un plus grand public…
Titou : En fait ça a cautionné…mais bon, le public était déjà là ! On venait de terminer la tournée de Contraddiction. Tous les soirs il y avait quelque chose de spécial qui nous poussaient à donner le meilleur de nous même…et ce public là, il n'est pas venu après Korn. Maintenant, c'est vrai que pour les sceptiques, les gens qui ne connaissaient pas ou qui n'avaient pas eu l'occasion de venir nous voir…
Mouss : Tu sais, que ce soit Mass Hysteria ou un autre groupe français, c'était important qu'un groupe français ouvre pour Korn. Nous on l'a fait parce qu'on aime bien Korn, et puis on n'était pas intimidé de jouer avec eux, quoique un peu quand même… !
Quand tu arrives à Bercy, tu te dis " Ah ouais ! Quand même !! ". C'est impressionnant !
Et puis les Korn ils sont super cools !
Titou : Dans la vie il faut prendre des risques. C'est comme le saut à l'élastique, tu sautes mais il y a un élastique.

Pouvons-nous nous attendre à de nombreuses surprises lors de cette tournée (invités, décor) ?

Suite.

 


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