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Bob Rock : J'ai
travaillé avec eux depuis l'album Black et c'était
vraiment l'enregistrement le plus tranquille, enfin au bout du compte
on peut dire que ça l'a été. Il y a bien sûr
eu des moments de tension mais finalement le résultat est
excellent.
Lars Urlich
: Bob Rock nous a dit il y a quelques années que si on voulait
refaire un album il faudrait tout changer, réinventer le
processus, on ne pouvait pas faire un retour en arrière et
c'est pour cela que nous avons vraiment été motivés.
Kirk Hammett
: C'est certainement l'album qui nous a le moins stressé
mais aussi celui qui est le plus agressif. Je ne sais pas comment
l'expliquer et d'ailleurs je ne vais même pas essayer de l'expliquer.
Lars Urlich
: Pendant plus de 20 ans, Metallica était rempli d'une énergie
négative. L'an passé on s'est concentré sur
nos relations personnelles et on a ainsi transformé l'énergie
de Metallica en positive et c'est ce que vous entendez sur cet album.
Je pense qu'on ne peux que créer dans de bonnes conditions
et on a fait ce disque dans d'excellentes conditions, qui plus est
dans ce bâtiment qu'on appelle club-house.
Lars Urlich
: Quand Jason est parti il y a 2 ans on voulait faire le prochain
album avec Bob Rock comme 4ème membre, pas seulement nous
3, sans bassiste, mais avec Bob. On ne voulait pas d'une autre personne.
Kirk Hammett
: On connaissait Bob, on savait quel musicien il était, on
avait travaillé avec lui les 10 dernières années
et ça fonctionnait vraiment très bien.
Bob Rock : C'était
génial, ils n'ont pas été trop exigeants avec
moi. En écoutant l'album, on n'a pas forcément l'impression
que ça n'a pas été stressant, mais pour moi
cela a été un régal. On a beaucoup parlé,
beaucoup cherché, notamment lors des premières sessions
d'enregistrements, on cherchait à situer Metallica. Et pendant
que les trois membres du groupe essayaient de mieux se connaître
on a continué à chercher notre identité et
finalement on l'a trouvé.
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Vous
avez une nouvelle approche pour faire cet album. Vous vous
êtes assis tous ensemble dans votre QG. Metallica est
devenu une démocratie. Tout le monde a travaillé
sur le processus d'écriture ? Et pour la première
fois vous avez tous écrit les paroles, était-ce
une part importante dans la création de cet album ?
Lars Urlich
: Pendant presque un an on était assis dans cette pièce
et on a écrit 35 titres. Tout ce que vous entendez
sur St Anger, les 20 titres, tout a été créé
ici.
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James Hettfield
: On est venu les mains vides, pas de composition, pas d'enregistrement.
Tout a été créé ici, ensemble et pour
nous c'était vraiment nécessaire. Si tu viens avec
une chanson c'est pas évident d'accepter l'avis des autres,
c'est ton bébé. Alors on venait ici avec rien et on
est parti de zéro, comme ça il ni avait pas d'attaches
personnelles. Mais c'était vraiment important, ainsi tout
est venu naturellement, on a simplement joué sans avoir la
pression de l'enregistrement immédiat, ce qui donnait des
instants exceptionnels et ces derniers étaient vraiment les
moments les plus forts.
Lars Urlich
: J'ai réalisé les dernières semaines que le
son actuel de Metallica et ce qui représente maintenant le
groupe, était ce à quoi aspirait Jason. Et c'est à
la fois triste et ironique qu'on ait atteint cet objectif une fois
qu'il était parti.
James Hettfield
: C'était très important qu'on oublie notre fierté
et Bob a vu combien ça avait été difficile
pour moi. Il m'a mis un micro entre les mains et m'a dit de chanter
sur la musique, j'avais 5 minutes. C'est là que j'ai compris
qu'il fallait s'ouvrir aux autres parce que finalement moi l'auteur
je n'étais pas le Shakespeare que l'on pensait. Finalement
on a créé d'excellentes compositions, mais tout le
monde a mis la main à la pâte. J'ai demandé
de l'aide alors que pour moi c'était inconcevable jusque
là, trop macho pour l'admettre. Et c'était vraiment
très libérateur, Bob nous a fait confiance.
Kirk Hammett
: Pour moi c'était une expérience merveilleuse. Bob
Rock m'a donné un stylo et une feuille de papier, je lui
ai dit que c'était le boulot de James, mais il a insisté
disant qu'il fallait que je participe au projet et James a dit "
Laisse-toi aller, écris n'importe quoi ".
Présentez-nous
votre nouveau bassiste. Rob quelle a été ta première
rencontre avec Metallica ? Tu jouais avec Ozzy Osbourne ? Comment
était-ce la première fois avec Rob ?
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