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B : j'ai essayé
d'éviter des paroles romantiques sur cet album, mais la
plupart du temps je ne sais pas où je vais, j'écris
simplement une phrase, qui donne naissance à une autre,
puis une autre. En fait, quand je suis dans le bon état
d'esprit, comme c'était le cas pour ce titre, tard dans
la nuit, les phrases viennent comme ça, c'est comme si
tu résolvais un puzzle. T'écris une phrase, tu te
dis, ok il t'en faut une autre après celle-là, et
tu commandes à ton esprit d'arrêter de travailler,
comme de la méditation, tu bloques tes pensées et
en fait la phrase suivante apparaît dans ton esprit et puis
tu l'écris. Tu bois quelque chose, tu reviens à
tes deux phrases et la suivante t'apparaît
Est-ce
que tu penses au fait qu'un jour te ne puisses plus être
inspiré ?
B : disons qu'on a fait cet album et qu'on va en tournée
avec, on n'écrit rien pendant un an et après cette
année quand je m'y remettrai, ce sera assez flou parce
qu'en fait tu ne sais pas si ça se reproduira, tu ne sais
pas comment tu les as écrites. Mais je pense que le fait
de ne pas savoir comment les créer, confère un sentiment
de nouveauté à ce processus et chaque fois que tu
devras écrire t'auras l'impression que c'est la première
fois parce que tu te demandes comment écrire des chansons.
Comment
marcheront ces chansons en live et auront-elles une place dans
votre répertoire live ?
P : pour chaque album on se disait que certains titres allaient
être excellents en live et ce n'était pas le cas
et c'était ceux auxquels on n'avait pas pensé qui
l'était. En fait tu ne peux pas vraiment en juger avant
d'avoir joué en live. C'est assez étrange quand
tu es à ce stade, car c'est comme un Greatest Hits, c'est
vraiment un problème pour tout équilibrer.
Pourquoi
Gillian ne fera-t-elle pas partie de la tournée ?
S : malheureusement notre fille cadette se remet d'une grave maladie
et en fait c'est la famille d'abord. Il y a des décisions
difficiles à prendre, mais on en a décidé
ainsi ; ça va être bizarre, mais on n'avait pas franchement
le choix, c'était un de nous deux qui devait rester et
c'est Gillian.
Quelle
est l'importance pour vous de tourner au niveau international
avec cet album ?
P : pour être honnête, cette année ce sera
une sorte de test, pour voir si on est toujours apprécié,
on a fait des tournées durant pas mal d'années.
On va tourner dans divers endroits de manière à
ce qu'on ne soit jamais trop loin de la maison trop longtemps.
B : si tu fais de la musique en ce moment c'est pour que le maximum
de gens puisse t'écouter et là seule chose qui te
stoppe c'est géographiquement et cette fois-ci on jouera
à l'étranger, certainement plus que durant les 15
dernières années, on fera plus de concerts. Mais
c'est toujours sympa, tu as envie que les gens, que tous les gens
écoutent ta musique.
Vous allez
faire de la promo et vous serez sur la route intensivement les
deux prochains mois - après tellement d'années loin
de NO, est-ce que vous attendez ce moment avec plaisir ?
P : ça ne me fait rien car j'ai aimé faire cet album
et j'en suis très fier et je suis assez intéressé
par la réaction des gens. Je sais qu'il faut faire certaines
choses pour avoir une certaine réaction des gens et donc
je suis impatient.
B : c'est surtout par rapport à notre réputation
car en fait on a tous une famille et je ne veux pas abandonner
mon rôle de père et n'être que là pour
les urgences ou un truc du genre qu'on voit une fois par mois
et j'espère qu'on sera assez prudent pour séparer
la promo d'avec la vie privée et dans ce cas là
ça me plaira.
S : on verra quand on y sera (rires)
Êtes-vous
fiers de toujours pouvoir faire cela après 25 ans passés
dans ce business ?
P : quand j'ai commencé à 21 ans, je n'ai jamais
pensé le faire encore à 45 ans, ça semblait
en fait je n'arrivais pas à imaginer, ça semblait
si loin et maintenant on y est et je fais exactement la même
chose, j'espère tout aussi bien. Et espérons encore
à 65 ans, pourquoi pas, regarder des vieux de 65 ans sur
scène, qu'est-ce qu'on fait, les Rolling Stones, n'est-ce
pas !
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