Zicline


Jeux

 

 



Pour être sincère, peut-être par cette faculté de m'intéresser aux autres instruments. Je suis passionné de percussions, de violons et j’aime poser un tas de questions. Tous les musiciens ne sont pas ainsi et certains restent braqués sur leur seul instrument, mais ce n’est pas grave. Je crois que je suis en réalité passionné des autres musiciens. Le premier spectateur du concert, c’est moi.

Solo ou en groupe ?
Le solo est extrêmement difficile car inévitablement il traduit votre humeur et votre sensibilité de la soirée. Je pars d’une page blanche et quelques instants avant de monter en scène je n’ai rien encore de prévu de ce que je vais raconter. J’embarque les gens dans mes voyages et dans mes récits de guitares. Bien sûr, je suis parfois déçu de moi certains soirs.

Un avis sur les intermittents du spectacle ?
C’est un statut qui n’existe pas en Belgique. Le problème du paiement des intermittents concerne plus les techniciens et les monteurs de spectacles car si pas de scène prévue, pas de rentrées d'argent. Par contre je suis moins catégorique pour les musiciens qui devraient être continuellement en état de création. S
i un musicien doit vivre ou exercer son art en fonction de son statut d’intermittent, et de ce que cela peut lui rapporter, je pense qu’il devrait être plus sage qu’il réfléchisse à son choix de métier car être musicien c’est un mode de vie et pas seulement un métier.

Les USA, rêve ou cauchemar ?
Ni l’un ni l'autre. J’ai eu une période rebelle par rapport aux States notamment en adaptant des classiques de la chanson française qui sont aussi jolis et valent les standards internationaux. C’était pour moi ma façon de me démarquer. J’ai eu aussi comme tout le monde ma période de rêve américain. Mais tout cela est aujourd’hui passé.
Je n’ai pas besoin de passer par les USA pour être en quête de reconnaissance ou de supériorité . Je suis quelqu’un de simple, pas de carriériste. Et pourtant il serait simple de m’y installer quelques années et de jouer avec les plus grands. Mais ce n’est pas moi cela ! Je préfère prendre mon temps, être tranquille et heureux.

On demande rarement leur avis politique aux musiciens ?
Et c'est bien dommage car même si notre fonction est de jouer et de répondre aux questions concernant notre métier, nous existons aussi et ne sommes pas asexués. Nous pouvons aussi donner notre avis sur le monde qui nous entoure. Par contre, je ne crois pas qu’un musicien qui fasse de la politique ou qui inclut la politique dans ses concerts soit réellement crédible.

Pensez-vous que les musiciens fassent ce qu’il faut pour amener le public à eux ? Le jazz pourrait-il être plus commerçant sans tomber dans le commercial ?

Et même le commercial n’est pas forcément mauvais. Il correspond aussi parfois à une attente du public qui ne trouve pas toujours sa réponse dans l’éventail du jazz. Il ne faut pas toujours être aussi condescendant avec la musique commerciale.
Passer à la radio n’est pas une punition ! Avoir du succès est aussi un rêve et une gratification que tout musicien désire atteindre. Il n’est pas toujours gai de jouer indéfiniment devant cinq chaises.
Alors oui à la fête, oui à quelque chose de festif qui invite les gens à sourire à se détendre et à se délasser, à vivre un voyage. Tant mieux si les mélodies repassent en radio. Car c’est de la musique qui vit, qui bouge et qui rend heureux .
Oui à un jazz pas forcément commercial, mais commerçant.

La discographie de Sylvain Luc sur Zicline :

- Ambre (2003)
- Trio Sud avec Jean-Marc Jafet et André Ceccarelli (2002)
- Sud avec Jean-Marc Jafet et André Ceccarelli (2000)
- Duet avec Biréli Lagrène (2000)

- Carte blanche d'André Ceccarelli (2004)
- Live Jazz à Vienne de Biréli Lagrène (2004)
- Vers la mer de Mouettes (2004)

Menu

 


Retour au Sommaire - Menu
© Copyright 2004 ZICLINE Contactez-Nous