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Quand le grand prêtre du woodoo-rock rencontre la musique
du Duke des années 30 et 40, on se dit que le mélange
peut être détonnant et le résultat musical
catastrophique (comme les récentes reprises façon
techno de standards de la chanson française ), mais c'est
compter sans le savoir-faire du Docteur Mc Rabennack.
De bout en bout, le traitement qui est apporté aux compositions
du Duke est d'une rare intelligence, les chansons dont la plus
récente date de 1942 y retrouvent une seconde jeunesse
.
Dès The wrong side of the track, qui ouvre l'album, on
sent que l'on va passer un moment d'exception et on n' est pas
déçu, que ce soit les grands classiques tels que
Perdido, Fishin, It don't mean a thing (if it ain't got that swing)
ou des morceaux instrumentaux comme sword, tout est parfait.
Ca swingue à merveille : la section rythmique, le jeu
de piano époustouflant, la voix si caractéristique
du doc, tout s'y fond pour en faire un amalgame d'une rare originalité
et d'une efficacité redoutable.
Il n'est pas près de quitter vos platines. When the Doc
meets the Duke you are not at " the wrong place at the the
wrong time " (son 1er hit de 1973).
La grande classe !.
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