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Festival Solidays, 5/06 et 6/06/2003 Hippodrome de Longchamp.

Dimanche 6 juillet.

Dès la fin du paradis temporaire pour les tympans, nous poursuivons le régal musical avec la prestation de La Rue Kétanou, sous le Dôme. On s'en doutait un peu : la mise en scène est minimisée, très ouverte, laissant pleinement possible l'expression des musiciens. Bien sûr, ça n'a pas râté : La Rue Kétanou enchaîne titre sur titre en courant et sautillant le long de la scène, hormis l'accordéoniste, qui reste plutôt sage (faut le comprendre, un accordéon c'est lourd quand même). Bref, le concert est extra, très sympathique, une bonne ambiance règne, aussi bien sur la scène que parmi la foule. Tous d'accord avec le groupe : " C'est pas nous qui sommes à la rue, c'est la rue kétanou ". Alors imaginez la foule envahir la rue, voilà donc comment se résume ce concert, aussi simplement que cela. Petit détail appréciable : les percussions sont assurées sur des cageots en bois ( rustique mais efficace).

   

Après une pause d'environ une heure, on se rend compte qu'on a le choix entre Souad Massi et Astonvilla. On s'organise rapidement : on va prendre quelques clichés de Souad Massi, puis on file voir le concert d'Astonvilla, qui nous donne la permission de rester devant la scène pendant toute le durée du show. Ainsi donc nous voilà devant la scène Bagatelle, heureux de retrouver Fred & Cie pour un show qui s'annonce assez riche en tubes. " Of course " il l'est : Astonvilla joue Raisonne, Wash my soul et autres Voiture Française ou encore Le Chien, avec un Fred qui prend la place du chien en aboyant lui-même. Un bon set, sympathique et généreux, où l'on voit en fait se produire un " nouveau groupe " : les frères Muller sont partis, et le bassiste est blessé. On est content de retrouver quand même au poste de guitariste Franck Pilant, qui s'était séparé du groupe, et un nouveau bassiste, très expressif, et doué de surcroit. Va t-il rester titulaire ? L'avenir le dira.

 

Le show d'Aston ayant démarré quelque peu en retard et un peu trainé aussi, nous arrivons en retard pour Dyonisos, et on ne peut donc pas assister aux 3 premiers titres, histoire de faire des belles photos. Le groupe est en grande forme, fort de son interprétation gigantesque la veille aux Eurockéennes de Belfort, m'a t-on dit. Le rythme est soutenu, le groupe bouge beaucoup, à l'image de son chanteur qui n'hésite pas à se mouvoir dans tous les sens, à se dépenser comme il n'est pas permis, et même à slammer sur plus de 50 mètres dans la fosse, porté par le public. Hormis le reste des titres qui font le charme du groupe, c'est bien When I was a child I was a Jedi qui met le feu à l'assemblée vers le milieu du concert. Dyonisos nous offrira même sur la fin une reprise, émouvante de Léo Ferré : Thank you satan. Et même pour ceux qui n'apprécient pas spécialement Ferré, la reprise fut très belle, et fut une riche idée.

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