Airbourne, 21 février au Zénith
Airbourne au Zenith de Paris
Le Zénith de Paris affiche complet depuis longtemps pour cette date parisienne de Airbourne. La salle est pleine à craquer et l’ambiance monte déjà d’un cran avant même l’arrivée des Australiens. Pour chauffer le public, deux groupes sont à l’affiche : Avalanche, eux aussi venus d’Australie, et les Britanniques de Asomvel.
Avalanche : un heavy rock solide et efficace
Le quatuor Avalanche ouvre les hostilités avec un heavy rock puissant et parfaitement exécuté. Mention spéciale à la lead guitariste Véronica Campbell, qui enchaîne des solos de haut niveau sur sa Gibson SG avec une aisance impressionnante. Elle partage également la scène (et la vie) avec le chanteur-bassiste Steven Campbell.
Leurs compositions sont accrocheuses, directes, efficaces. Le public parisien répond présent et accueille chaleureusement leur set. Une entrée en matière idéale pour lancer la soirée.
Asomvel : l’ombre de Motörhead plane sur la fosse
Changement d’ambiance avec le trio anglais Asomvel. Dès les premiers riffs, l’influence de Motörhead saute aux oreilles. Le chanteur-bassiste affiche un timbre et une attitude qui rappellent immédiatement Lemmy. Leur rock est plus rugueux, plus brut que celui d’Avalanche.
La fosse s’anime rapidement : ça danse, ça slamme, ça s’échauffe sérieusement. En douze titres expédiés en quarante-cinq minutes, Asomvel finit de faire monter la température. La salle est désormais prête pour la tête d’affiche.
Airbourne : l’énergie à l’état pur
Lorsque Airbourne prend possession de la scène, la température grimpe littéralement. Réputé pour son énergie inépuisable et sa proximité avec le public, le groupe ne déçoit pas.
Bien qu’aucun nouvel album ne soit encore sorti (il est attendu pour la mi-juillet), les Australiens ouvrent le bal avec leur récent single Gutsy. Ils enchaînent ensuite leurs classiques, dont Back in the Game, suivi de Raise the Flag. Sur ce morceau, Joel O’Keeffe — chanteur et guitariste — grimpe sur les épaules d’un roadie pour aller jouer au cœur de la fosse. Un grand classique du genre, toujours aussi spectaculaire.
Joel échange beaucoup avec le public, glisse quelques mots en français et affiche un large sourire : il est visiblement heureux de jouer à Paris. Plus tard, il lance des gobelets en plastique remplis de bière dans la foule. Le jeu pour les fans ? Les attraper et savourer les quelques gouttes restantes. Les spectateurs du premier rang auront même droit à un peu de whisky.
Le rock d’Airbourne est carré, énergique, sans fioritures. Le son est massif et rappelle immédiatement les premiers albums d’un autre monument australien dont le nom tient en quatre lettres…
Joel ne grimpe plus sur les structures de la salle comme par le passé, mais il se dépense sans compter et donne tout, aux côtés de ses musiciens. Le show, intense et sans temps mort, dure une heure trente et se conclut par l’énorme Runnin’ Wild, titre phare de leur premier album studio, Runnin’ Wild, sorti en 2007. Explosion de serpentins au-dessus de la fosse : le final est à la hauteur de la soirée.
Une valeur sûre du live
Malgré l’absence prolongée d’un nouvel album studio, sans cesse repoussé, Airbourne prouve que son énergie scénique et sa connexion avec le public restent intactes. Le groupe devrait être présent sur de nombreux festivals cet été.
Un conseil : ne les manquez pas, ambiance garantie.
VF
Setlist Airbourne : Gutsy, Fat city, Cradle to the grave, Hungry, Back in the game, Raise the flag, Cheap wine & cheaper women, Alive after death, Diamond in the rough, Too much too young too fast, Breakin’ outta hell, Live it up, Ready to rock, Runnin’ wild.
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