Cachemire à la Cigale

Cachemire, 31 janvier 2026, la Cigale

Cachemire, rugissements et communion avec le public.

Cachemire avait pris rendez-vous avec les Parisiens depuis bien longtemps, et ce soir la salle du boulevard de Rochechouart affiche complet.

J’ai déjà eu le plaisir de les voir lors de leur précédente tournée au Trianon, et je le sais : Cachemire sur scène, c’est du 100 % efficace.

La première partie est assurée par le trio parisien de fuzz rock Howard, qui chauffe le public pendant quarante minutes. Le guitariste et le claviériste se répondent, instruments en bandoulière, au fil de compositions inspirées des cinquante dernières années du rock, tout en restant résolument actuelles. Le groupe défend les titres de son troisième album, sorti en 2025. Howard a des sujets communs avec Cachemire notamment l’acceptation de soi et la non-binarité.
Le jeu du clavier rappelle par moments le regretté Jon Lord (Deep Purple). Une très bonne première partie, chaleureusement saluée par le public.

21 h. Cachemire entre en scène sous les acclamations. Le groupe a déjà une longue tournée derrière lui et n’a besoin d’aucun rodage pour lancer le show. Tout est parfaitement en place : Farid, le batteur, est implacable, les deux guitaristes (dont Alice Animal aux solos acérés) et le bassiste tissent une rythmique massive sur laquelle Fred n’a plus qu’à rugir et à s’appuyer sur un public déjà conquis.

Car ce soir, le public connaît les paroles de toutes les chansons et assure les chœurs, offrant une multitude de moments forts et une soirée inoubliable.

Fred court sur scène, passe de droite à gauche, se poste au centre du triangle lumineux, revient en bord de scène pour haranguer la foule. Le show est lancé au quart de tour.

Les musiciens accueillent plusieurs invités : Corentin Pujol (claviériste de M) vient taper le bœuf sur À l’ancienne, puis Teka rejoint le groupe, guitare en main, pour Sexy Beat. Quelques titres plus loin, Cachemire invite un quatuor à cordes sur plusieurs compositions. Enfin, c’est l’ami Yarol Poupaud  (déjà présent au Trianon pour les dix ans du groupe) qui les rejoint sur L’Animal.

Entre-temps, Cachemire aura interprété : Moi être roi, Je, Ma gueule, À l’ancienne, Sexy Beat, Suis-moi baby, Mouscash, La nuit je mens, Adam, Ces voix, Seul, La veste, Pied au plancher, L’Animal et Chanson pour sépulture.

Cachemire est avant tout un groupe de scène, en communication permanente avec son public. Un véritable échange s’installe entre les musiciens et la salle – et pas qu’à Paris. Fred se jette même dans la fosse pour un tour de salle porté par la foule, un dernier moment suspendu avant de regagner les coulisses pour la dernière valse… The last waltz.

VF

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