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Mouss : C'est comme pour Colin, on a privilégié le côté humain. On s'en rend compte un peu plus tous les jours que l'humain est primordial.
En fait, on s'est rencontrés au Canada, sur scène. On jouait sur la même scène, on les a vu, on les connaissait, eux nous connaissaient de nom mais avaient des a priori, comme beaucoup dans le hip hop… Ils nous ont vu jouer, ils ont vu la réaction du public, ils ont vu l'énergie déployée et ils sont venus nous voir à la fin en disant " Il faut qu'on fasse un truc ensemble ! ". Après, on a parlé, et ça c'est fait super naturellement.

Titou : On s'est parlé par téléphone pas mal de fois, on a été enregistrer un morceau sur leur album. Ils sont venus et nous avons eu beaucoup de contacts durant toute la période de composition.
Ce qui est excellent, c'est qu'on a des idées comme ça à chaque fois à la fin des concerts.
Donc on l'a fait, sur notre album et sur leur album, et puis même au niveau relation avec eux, ça se tient ! On s'est pas juste croisés en studio pour faire nos prises respectives. Il y a eu, et il y a encore un vrai échange avec eux. On ne pouvait même pas le prévoir. Là, c'est un vrai contact, ça n'est pas Patricia qui a dealé les rendez-vous avec les lascars.

Après on a présenté un projet fini aux 2 maisons de disques.
Mouss : C'est nous qui avons choisi Colin Richardson, c'est nous qui avons trouvé le plan avec La Brigade, c'est nous qui avons choisi le mec qui nous fait la pochette, même si c'est un peu nous qui avons eu l'idée de cette pochette…un peu beaucoup même ! Tout vient des musiciens !
Olivier : C'est l'avantage du label Yelen, artistiquement on fait ce qu'on veut.
Mouss : Patricia (directrice de Yelen Musiques) a écouté une maquette sans le chant, sans rien. Elle n'a écouté que la musique. Depuis le premier album elle nous fait confiance, elle nous a vu sur scène, elle a vu de quoi on était capable, elle a voulu nous signer avant tout le monde. On a fait le premier album avec elle, elle était fan, on a fait Contraddiction avec elle, elle n'avait pas écouté tous les morceaux qu'on était déjà en studio. Elle nous faisait confiance ! Et là pour le troisième on lui a fait écouter juste les instrumentaux avant de partir en studio, même pas le chant. Je lui est dit " Fait moi confiance, ça va être du béton ". Elle a vu qu'il y avait une évolution et elle a écouté à la fin de l'enregistrement, le dernier jour. Imagines elle arrive elle n'aime pas, elle peut même plus dire " Bon les gars on arrête tout, on refait tout ! ". C'est impossible ! Donc on a une totale liberté, elle nous fait confiance à fond. Et quand on lui a fait écouté, elle était émue ! Après, elle nous a dit " Que ça marche ou pas, je m'en fous ! Moi je suis fan ! ". On l'avait étonnée !
Que ça marche ou pas on s'en fout, on a fait quelque chose d'étonnant. On n'est pas venu là où on nous attendait, et j'espère que les gens vont nous suivre, mais c'est pas évident, c'est une prise de risques. Elle aurait pu nous dire " Vous êtes fous, n'enregistrez pas cet album, vous allez droit au mur ! "

Suite.

 


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