Judas Priest, 17 septembre 2026, le Zénith de Paris
Judas Priest au Zénith de Paris : le métal n’a pas dit son dernier mot
Il y a des groupes que l’on va voir en concert pour écouter leurs chansons, et d’autres pour assister à un morceau d’histoire. Judas Priest appartient clairement à la deuxième catégorie. Plus de cinquante ans après ses débuts, le groupe britannique continue de parcourir les scènes et de rassembler un public qui connaît les morceaux par cœur.
Ce soir, le Zénith de Paris est prêt à faire la fête.
Nevermore ouvre les hostilités
La soirée commence avec Nevermore. Le groupe affiche immédiatement une belle énergie et ne fait pas vraiment dans la demi-mesure. Ça joue fort, très fort même. Peut-être un peu trop.
La puissance est au rendez-vous, mais le son manque parfois de lisibilité. Une première partie énergique et généreuse, mais qui aurait certainement gagné à laisser davantage respirer les instruments.
Nevermore quitte finalement la scène sous les applaudissements. Il faudra alors patienter une bonne trentaine de minutes avant de voir apparaître Judas Priest.
Trente minutes pendant lesquelles l’impatience monte progressivement dans le Zénith. Le public sait ce qui l’attend et l’ambiance devient de plus en plus électrique.
Judas Priest entre en scène
Lorsque Judas Priest apparaît enfin, l’accueil est à la hauteur de l’attente. Le groupe lance son show avec You’ve Got Another Thing Comin’, immédiatement suivi de Metal Gods, Breaking the Law et The Ripper. Quatre titres qui installent d’emblée l’ambiance et font monter la température dans le Zénith.
Très vite, les voix de la salle se mêlent à celle du groupe. Le public connaît les morceaux et ne se prive pas de le faire entendre.
Rob Halford, lui, a besoin de quelques chansons pour trouver son rythme. La voix n’est pas immédiatement au niveau que l’on attend du Metal God. Il lui faut le temps de s’échauffer, de prendre ses marques et de trouver le bon niveau.
Puis la machine se met progressivement en route.
Et lorsque Halford est véritablement installé dans son concert, le plaisir devient évident.
Un son très actuel
Judas Priest livre une prestation solide et particulièrement efficace, avec toutefois une production sonore très actuelle. qui ne plaira pas forcément aux amateurs du son historique du groupe.
Le son est moderne, puissant et fortement compressé, donnant à l’ensemble une impression très compacte. Une esthétique sonore qui correspond parfaitement aux standards actuels des grandes productions de metal.
Cela n’empêche évidemment pas Judas Priest de faire ce qu’il sait faire depuis des décennies : envoyer du lourd et faire vibrer une salle entière.
Le groupe est là pour jouer et il joue.
Le Zénith chante avec Judas Priest
L’un des plaisirs de cette soirée vient finalement autant de la scène que de la salle. Le public connaît les chansons et le fait savoir. Les refrains sont repris en chœur, les bras se lèvent, les sourires sont nombreux.
Le Zénith chante Judas Priest.
Et c’est probablement là que le groupe montre le mieux sa longévité. Des générations différentes se retrouvent autour des mêmes chansons. Les plus anciens les ont découvertes il y a plusieurs décennies, tandis que d’autres les connaissent depuis beaucoup moins longtemps.
Sur scène, Rob Halford est entouré d’Ian Hill à la basse, Scott Travis à la batterie, Richie Faulkner et Andy Sneap aux guitares. Le chanteur reste évidemment le personnage central, avec cette attitude immédiatement reconnaissable, entre rock et look de biker, qu’il conserve jusqu’au rappel.
Un spectacle aussi dans l’image
Judas Priest ne se contente pas de faire du heavy metal : le groupe en met aussi plein les yeux. Des écrans installés sur la scène et derrière celle-ci diffusent tout au long du concert des images qui font partie intégrante du spectacle : pochettes des albums, logo de Judas Priest, images des musiciens en action sur scène… Un véritable voyage visuel dans l’univers du groupe.
Les jeux de lumières sont particulièrement réussis. Les faisceaux semblent surgir de partout, balayent la salle et viennent régulièrement illuminer le Zénith dans son ensemble. Rayons laser, faisceaux lumineux et changements d’ambiance accompagnent les morceaux, donnant une dimension supplémentaire au spectacle.
Les images défilent, les lumières envahissent la salle et le Zénith devient à son tour partie intégrante du show. Judas Priest soigne décidément tous les détails de son spectacle.
Une Harley-Davidson pour le rappel
Judas Priest quitte la scène, mais le public n’entend évidemment pas en rester là. Les applaudissements et les chants réclament le retour du groupe.
Quelques instants plus tard, Rob Halford fait son apparition au guidon de sa Harley-Davidson, fidèle à son légendaire look de biker. Une entrée qui déclenche immédiatement l’enthousiasme du Zénith.
Le Metal God est de retour pour entamer le rappel, et l’image est évidemment spectaculaire. Halford sur sa Harley, le public qui chante et Judas Priest qui repart pour les derniers morceaux : difficile d’imaginer une façon plus emblématique de terminer la soirée.
Le groupe quitte définitivement la scène sous les acclamations d’un Zénith qui aura largement participé au spectacle.
Une soirée qui se termine en fête
Au-delà de la performance du groupe, c’est finalement l’ambiance qui restera de cette soirée. Le public du Zénith aura accompagné Judas Priest du début à la fin, reprenant les refrains, applaudissant les musiciens et transformant la salle en immense chœur de heavy metal.
Après une heure et demie de show, Judas Priest laisse derrière lui une salle heureuse, bruyante et encore largement sous tension. Une soirée de heavy metal comme on les aime : du spectacle, des riffs, des refrains repris par plusieurs milliers de voix et un groupe qui sait toujours créer le rendez-vous avec son public.
Et lorsque les dernières notes résonnent dans le Zénith, une chose est certaine : ce soir, Judas Priest n’était pas simplement venu jouer ses classiques. Il était venu les faire vivre.
Le heavy metal britannique a encore de beaux jours devant lui.
Rob Halford (chant), Ian Hill (basse), Scott Travis (batterie), Richie Faulkner et Andy Sneap (guitares).
Set list du concert : You’ve Got Another Thing Comin’, Metal Gods, Breaking the Law, The Ripper, The Sentinel, Desert Plains, Lightning Strike, Turbo Lover, Steeler, Delivering the Goods, Panic Attack, Victim of Changes, No Surrender, Painkiller, The Hellion, Electric Eye, Hell Bent for Leather, Living After Midnight
Judas Priest dans The Show
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