Neil Young concert Adidas Arena

Neil Young revient rugir à Paris : une soirée rock viscérale.

Le dimanche 13 juillet 2025, Paris a vibré au rythme du retour de Neil Young sur scène, lors de l’unique date en salle de sa tournée européenne intitulée Love Earth Tour. Entouré des Chrome Hearts, il a offert près de deux heures d’un concert brut, puissant et chargé d’émotions dans l’Adidas Arena, archi-comble. 

Un décor sobre et engagé

Fini les écrans géants et effets spectaculaires : en toile de fond, un simple rideau frappé du slogan LOVE EARTH plantait le décor. Une sobriété radicale, à l’image du message du Loner : urgemment écologique, mais sans artifices. 

Ouverture électrique et transe sonore

Neil Young entame son set avec Ambulance Blues, Annonciateur immédiat d’une soirée indomptable. Le son est organique, lourd, centré sur un groove hypnotique où chaque chanson électrique dépasse les dix minutes : Cowgirl in the Sand, Be the Rain, When You Dance, I Can Really Love, Cinnamon Girl ou Fuckin’ Up. À l’unisson, le public rugit. 

La section rythmique ( bassiste Corey McCormick, batteur Ralph Molina et guitare de Frank “Poncho” Sampedro) fonctionne comme un bloc monolithique. Spooner Oldham au clavier densifie le groove, et l’harmonica dissonant de Neil ajoute ce souffle tout à fait unique.

Pause acoustique : émotion suspendue

Après cette tornade électrique, Neil Young offre une pause acoustique intense. Solo à la guitare sèche, il revisite Southern Man, The Needle and the Damage Done et Harvest Moon dans un silence presque sacré. Quelques titres country, comme Daddy Went Walkin’, apportent une légèreté bienvenue avant la deuxième vague.

Retour en force : manifeste et élévation spirituelle

La tension remonte avec des titres militants comme Looking Forward et Sun Green, suivis de Love to Burn. L’instant fort : un petit orgue suspendu entame Like a Hurricane, solo interminable de Neil jouant de ses larsens comme d’un cri primal. L’arène tout entière tremble.

Puis vient Name of Love, interprété devant un orgue vintage. Le temps semble se figer avant que Old Man n’ouvre un moment de recueillement – Neil susurre : Can you do it in the name of love ?

Un rappel d’apocalypse : Rock and roll can never die

Le concert se conclut par un seul rappel, explosif : Hey Hey, My My (Into the Black). Une explosion sonore, un ultime cri : “Rock and roll can never die”. Neil Young prouve une dernière fois qu’il demeure un prophète incandescent, indomptable et émotionnellement puissant.

 

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